RDV Photo aux Grandes Rencontres du Salon de la Photo dans le cadre du Festival Circulation(s)

Rendez le samedi 18 février

15 h : Identités à venir | Sandra Mehl, Maya- Inès Touam et Fanny Viguier

Une rencontre avec Sandra Mehl, Maya-Inès Touam et Fanny Viguier : Trois jeunes femmes, trois singularités, trois photographes engagées dans la photographie.

De son identité propre à celle des sujets sur lesquels le photographe porte son regard, comment parle t-il de l’identité des autres ? 

 

 15h Sandra Mehl

 

Sandra Mehl : Ilona et Maddelena.

Décidée à suivre les adolescentes dans leur quotidien, Sandra Mehl photographie leur appartement où s’amasse une quantité impressionnante d’objets hétéroclites, fait le portrait de leurs parents tous deux sans emploi, d’un voisin hébergé par la famille, et des nombreux chiens et chats qui évoluent dans ce logement, aussi exigu que réconfortant. Tout autant témoignage de la jeunesse des milieux populaires qu’introspection, cette série montre comment le quartier, les rituels familiaux et amicaux peuvent constituer un refuge dans un environnement défavorisé, faisant ainsi dialoguer dureté sociale et tendresse, dificultés présentes et aspirations futures.

« Dès notre rencontre, je me suis immergée dans la vie quotidienne de Ilona et Maddelena, deux soeurs à l’âge de transition où les identités sont en devenir. »

Née à Sète en 1980, Sandra Mehl, diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’École des hautes études en sciences sociales, travaille dans l’humanitaire avant de se consacrer à la photographie documentaire. En 2009, elle réalise un projet photographique en Israël et en Palestine intitulé Checkpoint chronicle qui est remarqué lors du prix Mentor 2015 de la Scam (Société civile des auteurs multimedia).

En 2016, Sandra Mehl est lauréat de la Bourse du Talent #reportage. 

 

 15h 55 Maya-Inès Touam et Fanny Viguier

 

Maya-Inès Touam: Révéler l'étoffe. 

La série Révéler l’étoffe a été réalisée à partir de 2014 en Algérie en collaboration avec Thomas Echegut, son ancien camarade dans l’atelier des photographes Marc Pataut et Patrick Faigenbaum. Interrogeant par la photographie, outil polysémique d’investigation, la place du voile dans la société orientale, ils développent un protocole qui lie prises de vue en studio et retranscriptions de témoignages, élaborant ainsi un travail entre le reportage, l’anthropologie et l’art contemporain. Cette démarche citoyenne et engagée s’inscrit loin de toute revendication communautarisme ou revanche post-colonialiste, et cherche, dans une critique constructive, à déterminer la place des femmes dans le monde arabe.

« Avec les codes de ma génération, j’aspire à donner une place plus juste –ou nuancée– aux femmes arabo-musulmanes dans nos sociétés contemporaines »

Née en 1988 à Paris, diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, Maya-Inès Touam, photographe à la double nationalité française et algérienne, se définit comme une artiste sans confession. Son travail interrogeant le pouvoir féminin au sein de l’Islam a déjà été primé lors du festival Moyen Orient Express à Paris en 2014.

En 2016, Maya-Inès Touam obtient une mention spéciale du jury de la Bourse du Talent #mode. 

 

Fanny Viguier: Créoule Soul.

Réalisée avec le styliste Vincent Frédéric, originaire de Guadeloupe et dont les créations proposent une relecture du vêtement « streetwear » autour de l’identité antillaise, la série Creole Soul associe les codes folkloriques caribéens et créoles à un registre contemporain.

Pour la photographe, il s’agit de mettre en exergue l’idée du vêtement en tant que langage social et d’interroger la représentation de l’homme noir à travers les époques.

Creole Soul cherche ainsi à dépasser la simple photographie de mode pour devenir un manifeste créatif et progressiste, signalant l’avènement de l’identité du nouvel homme créole, déchargé de son statut de descendant d’esclave, et riche de son métissage.

« Afin de libérer les clichés d’une identité culturelle à travers la photographie de mode, c’est un dialogue entre folklore et modernité »

Née en 1987, Fanny Viguier est diplômée d’un master Histoire de l’art à la Sorbonne et de l’École des Gobelins. Ses travaux ont déjà été remarqués lors du Prix Picto de la Jeune Photographie de Mode, en 2014 et en 2015. Désireuse de décloisonner les genres, sa photographie aborde la mode autant qu’elle traite des valeurs culturelles et sociales liées au temps et à l’espace.

En 2016, Fanny Viguier obtient une mention spéciale du jury de la Bourse du Talent #mode. 

 

16 h 00 & 17h 00 Extraits des Grandes Rencontres du Salon de la Photo 2016

Seront projetés de courts extraits des Grandes Rencontres du Salon de la Photo de novembre dernier. Les identités d’ORLAN, celles de la guerre vues par Éméric Lhuisset, celles de la photographie avec le regard de Françoise Huguier et les nombreuses facettes d’instagram (les photographes Balint Pörneczi, Clara Ferrand, Lili Blue Cherry et Molly Benn, directrice de la communauté francophone d’Instagram). 

 

16 h 40 : Colored Only | Hélène Jayet
Colored Only mène Hélène Jayet dans les salons de coiffures pour cheveux crépus de Château d’eau, à Paris. « Je me suis questionnée sur la façon dont on parle de la question noire en France. Quand on est adoptée, avec des frères et sœurs qui ont tous une couleur de peau différente, la question se pose, évidemment. Je voulais obliger les gens à nous regarder, parce qu’on est là, on existe, et en plus, on a des coupes de malades ! Que les personnes dont je fais le portrait se trouvent beaux a une dimension thérapeutique. Si nous ne nous voyons pas nous-mêmes, nous ne prendrons jamais notre place… »
- La rencontre avec Anna Malagrida est annulée.

 

17h 30 : Nous sommes tous instagrameurs
Avec Instagram les tendances de la mode, de la beauté et du design ont quitté les pages glacées de nos magazines pour les écrans des téléphones. Ce sont les voyages des instagrameurs qui nous invitent à parcourir le monde sur leurs traces.
Comme nous sommes tous des instagrameurs le rapport aux influenceurs devient maintenant plus proche et intime.

 

Rendez au Cenquatre-Paris le 18 février
RDV samedi 18 février de 15 à 18 heure un événement gratuit et en accés libre
Cenquatre-Paris // Salle 200
5, rue Curial 75019 Paris
Métro Riquet ou Stalingrad sur la ligne 7

Samedi, 2017, février 18