Nostalghia, La Forêt

Pour réaliser ses paysages évanescents, Pierre Zandrowicz commence par déambuler longuement dans l’espace à capturer. À l’aide d’une caméra 360° très haute définition, il réalise des centaines d’images qui constituent une topographie complète des lieux. Les images sont ensuite traitées par le logiciel de photogrammétrie qui reconstitue la scène en trois dimensions. Une fois le nuage de point spatialisé, l’artiste vient opérer par soustraction en enlevant des points, sorte de sculpture en taille sur un matériau virtuel.

Enfin le travail de composition final donne une latitude infinie pour choisir le point de vue, ici de face et en vue aérienne, et réaliser un des multiples tirages possibles à partir du modèle en 3D.

En travaillant l’espace photographique, Zandrowicz prolonge la longue tradition des arts de la mémoire, qui depuis l’antiquité associent la robustesse d’un souvenir à sa localisation dans l’espace. En construisant des “palais de la mémoire” fait de déambulations et d’espaces laissant une large place à l’imaginaire, l’artiste pointe la possibilité d’un théâtre vivant de la mémoire, en mouvement.

 

Par les commissaires Benoît Baume, Fabien Siouffi et Victoire Thevenin.

En construisant des “palais de la mémoire” fait de déambulations et d’espaces laissant une large place à l’imaginaire, l’artiste pointe la possibilité d’un théâtre vivant de la mémoire, en mouvement
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