Laurence et Jérôme Plon partagent la disparition et la mémoire de Monique Plon, leur mère.

C’est avec une immense tristesse que nous vous confirmons le décès de Monique survenu dans la nuit de vendredi à samedi. Nous (ses enfants et petits-enfants) étions auprès d’elle et elle est partie sans souffrir, entourée, aimée et apaisée.

Sachez que l’association des Gens d’images et son investissement parmi vous lui étaient très chers. Son silence et le peu d’informations qu’elle vous a communiquées relevaient d’une forme de pudeur qui lui était nécessaire pour lutter contre la maladie. Elle espérait vraiment revenir parmi vous après avoir traversé cette épreuve. Certainement aussi que son goût de la vie la poussait à partager avec vous des moments d’échanges, de création et de plaisir et non des souffrances et des angoisses.
Enfin, les belles personnes sont peut-être comme les beaux oiseaux, elles se cachent pour mourir.

Nous vous remercions pour vos témoignages d’affection.
 
Ses enfants, Laurence et Jérôme Plon

Nathalie Bocher-Lenoir, présidente de Gens d’images, évoque l'acion passionnée de Monique Plon, une femme d'image.

C'est pour moi, pour nous, un choc et une immense tristesse. La gardienne du temple, comme elle aimait se nommer en parlant de son rôle au sein de Gens d'images, est partie : elle va nous manquer !

Monique faisait partie de l'association depuis 1967 !
D'autres que moi sauraient mieux raconter ses premières années, mais à partir de la fin des années 80, nous avons commencé à nous côtoyer et les liens se sont tissés, de plus en plus au fil des ans.

Je la voyais organiser le Prix Niépce avec Geneviève Dieuzeide chaque année, jusqu'au moment où elles ont souhaité me passer le relais en 1998.

Ensuite, Monique a créé, avec Vincent Timothée, le Prix Arcimboldo en 1999, cette belle aventure autour de la création photographique à l'aide des outils numériques. Quand le Prix a dû s'arrêter en 2013, ça a été un grand choc pour Monique, mais comme toujours, elle a su rebondir et s'adapter.

Ces dernières années, grâce à son talent de tisseuse de liens, elle a organisé des visites dans les grands lieux de la photographie, commentées par les artistes et/ou les commissaires d'exposition. De si belles rencontres, découvertes, connaissances à chaque fois.

En fait, je n'arrive pas y croire, je ne vous le cache pas : jamais je n'aurais cru qu'une présence aussi ancrée puisse larguer les amarres.

Je lui suis infiniment reconnaissante de ce parcours en commun. Souvent, elle était trop! Mais en même temps, elle était top ! Roger Pic, grand photographe, un jour où Monique exagérait comme parfois, m'avait dit "Oui elle exagère mais, que veux-tu, Monique c'est Monique, et on ne pourrait pas s'en passer."

Eh bien là, malheureusement, il va falloir apprendre, non sans tristesse, à faire sans son regard exigeant ! Quel vide !

La gardienne du temple, comme Monique Plon aimait se nommer en parlant de son rôle au sein de Gens d'images, est partie. Elle va nous manquer !